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RELAIS FAMILLE
Espagne:
grève dans la justice après le malaise suscité par des sanctions
MADRID
Une grève a été observée mardi matin par une partie des employés de justice après le malaise suscité par les sanctions prises contre un juge et une secrétaire pour avoir laissé en liberté un pédophile, a-t-on appris auprès du ministère.
La grève a été "intensément suivi" à travers tout le pays, avec une "incidence importante" sur le fonctionnement des tribunaux, a reconnu le ministère de la Justice qui a critiqué un mouvement qui "répond à des motivations corporatistes".
Les employés des tribunaux protestaient contre le manque de moyens en personnel et matériel après les sanctions infligées à une secrétaire judiciaire et à un juge de Séville, dans le sud du pays, pour avoir laissé en liberté un pédophile condamné à de la prison ferme, et qui avait ensuite tué une fillette.
Le meurtre de Mari Luz Cortes à Huelva (sud) par un pédophile récidiviste qui aurait dû être en prison, avait suscité émotion et indignation en mars.Cette affaire a provoqué l'embarras du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero qui a promis de "déterminer les responsabilités".
Mais le magistrat et sa secrétaire, sanctionnés pour leur "passivité" face au cas de ce pédophile condamné à un total de cinq ans de prison ferme, s'étaient défendus en mettant en avant la surcharge de travail et la faiblesse des moyens en personnel.
Margarita Martinez, porte-parole de l'Union progressiste des secrétaires judiciaires (UPSJ) - une des deux organisations de secrétaires judicaires appelant à la grève- a rejeté les accusations de corporatisme et souligné le ras-le-bol des employés des tribunaux espagnols face au manque de moyens.
Cette grève est "nécessaire parce qu'il est temps que les citoyens se rendent compte de la précarité des moyens que nous avons dans la justice", a déclaré Mme Martinez.
Le secrétaire d'Etat à la Justice, Julio Perez, a fustigé des grévistes qui rejettent le principe de "sanctions" contre des employés "ayant commis une faute".
Les juges, qui eux n'étaient pas appelés à faire grève, ont tenu des assemblées pour exprimer leur mécontentement face au manque de moyen et aux "ingérences" du monde politique dans les organes disciplinaires de la justice.
Dans un communiqué, les juges de la plus haute instance pénale espagnole, l'Audience nationale, ont réclamé "les moyens adéquats pour garantir aux citoyens une justice de qualité et éviter que l'excès de travail actuel, insupportable pour le personnel et les faibles moyens accordés ne constituent un risque pour les citoyens et les professionnels".
La justice espagnole a déjà vécu un conflit social long et dur en début d'année de la part d'employés réclamant des hausses de salaires. Elle avait gravement perturbé le fonctionnement des tribunaux et provoqué d'importants retards.
LA PETITION NATIONALE ESPAGNOLE
LANCEE PAR LA FAMILLE CORTES
A EU POUR BUT DE POUSSER LES POUVOIRS POLITIQUES A PRENDRE EN CONSIDERATION LA DISPARITION DES ENFANTS.
2 MILLIONS DE SIGNATURES
ONT ETE RECOLTEES SUITE A SIX MOIS DE VOYAGE A TRAVERS TOUTE L'ESPAGNE.
LE PASTEUR GITAN , JUAN JOSE CORTES, PAPA DE MARI LUZ
A PRIS LA DECISION DE SE RETIRER DE LA VIE MEDIATIQUE DECLARANT:
" J'AI FAIT TOUT MON POSSIBLE POUR QUE LE GOUVERNEMENT ESPAGNOL
PRENNE EN CONSIDERATION LA DISPARITION ,
PAS SEULEMENT POUR MA FILLE MAIS POUR TOUS LES ENFANTS DISPARUS..."
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ESPERANZASSOCIATION
Diffusion internationale des enfants disparus
Merci à tous ceux et celles qui ont soutenu ce combat pour tous les enfants disparus.
" Te queremos Mari luz " !